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2026/03/08

Platon : une figure majeure de la philosophie idéaliste

Platon a marqué la pensée occidentale. Disciple de Socrate, fondateur de l’Académie et auteur de dialogues célèbres, il a développé une réflexion sur le monde des idées

Platon

Représentation image : Le philosophe grec Platon (vers 428-vers 348 avant notre ère)
Arrangement image : Dany Ollivier
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Une jeunesse aristocratique à Athènes

Le philosophe grec Platon naquit à Athènes en Grèce (vers 428-vers 348 avant notre ère). Issu d’une famille influente, il reçut une éducation complète. Il fut un disciple du philosophe grec Socrate et fit s'exprimer son maître dans des entretiens où il argumentait sur l'amitié, la vertu, etc.

Une rencontre décisive avec Socrate

Le parcours du jeune Athénien Platon changea, profondément, lorsqu’il devint l’étudiant du docte hellénique dont la méthode de questionnement, fondée sur l’échange verbal et la recherche de la vérité, marqua, durablement, sa pensée. 

Voyages et formation spirituelle

Après la mort de son maître Socrate, lors du procès, où il fut condamné, pour ses idées, à boire la ciguë, en 399 avant notre ère, Platon quitta Athènes pendant plusieurs années. Il voyagea, notamment, en Égypte, en Italie et en Sicile, où il entra en contact avec d’autres traditions intellectuelles. Ces expériences enrichirent sa réflexion et contribuèrent à l’élaboration de son système philosophique.

Ainsi, il distinguait le savoir de l'opinion et les pensées de la véracité du monde sensible ; il distinguait deux niveaux de réalité : le monde sensible (ce que nous percevons) et le monde des Idées (vérités éternelles et parfaites). Conséquemment, il élabora une philosophie idéaliste où s'articulait une théorie de l'être et de la nature ainsi qu’une conception du langage et de la politique.

La fondation de « l’Académie »

De retour à Athènes, il fonda, en 387 avant notre ère, une école philosophique, où l’on étudiait la philosophie, les mathématiques, la politique et les sciences, qu'il nomma « l'Académie » et, dès lors, inaugura une tradition féconde : le platonisme ! 

Cette institution restera active pendant plusieurs siècles. Elle accueillit de nombreux élèves et contribua à structurer l’esprit grec. Parmi eux figurait le futur philosophe Aristote, qui devint l’une des figures majeures de l'entendement occidental.

L’œuvre de Platon

Platon rédigea trente-cinq dialogues et quelques lettres philosophiques avec, dans la plupart des cas, Socrate comme personnage principal :
La République (réflexion sur la justice, la politique et la cité idéale) ;
Le Banquet (réflexion sur l’amour et le désir) ; 
Phédon (discussion sur l’âme et l’immortalité) ;
Apologie de Socrate (récit du discours de défense de Socrate) ;
Les Lois (réflexion sur l’organisation politique) ;
Etc.

En conclusion

Platon comprit qu’en transplantant la partie historique de Socrate, qui n’a rien écrit, dans des conversations manuscrites, il restituait le décor réel du vivant du personnage.

Dany Ollivier - Autrice

Une partie historique, de cet article, a été publié, pour la première fois, dans le bulletin d'information du S.N.R. d'octobre 2001. Il est extrait d'une conférence exposée depuis 1987 © 1987 (Conférence), © 2001 (Article), © 2004 (Site)


Téléphone : 09 54 04 33 53 - Courriel : danyolliviercsc@free.fr

Enseignement de cours où s'insère, naturellement, une thérapie brève et comportementale impliquant plusieurs techniques comme la pédagogie, la psychologie, la psychanalyse, l'Analyse Transactionnelle, le développement personnel, la suggestologie, la relaxation, la sophrologie, les méditations guidées, etc. Il s'adresse à ceux qui se cherchent, souhaitent évoluer, essaient de se connaître et d'aller vers les autres, ressentent un mal-être, reçoivent une clientèle, etc.

2026/01/17

Le concept d’échec chez Abraham Lincoln

L’échec est souvent perçu de manière négative. Dans notre société, il est associé à la défaite, à l’erreur ou à l’incapacité de réussir. Pourtant, les revers font partie intégrante de l’expérience humaine : échouer signifie tenter, agir et se confronter à la réalité. C’est une expérience inévitable…

Abraham Lincoln
Représentation image : l’homme d’Etat américain Abraham Lincoln (1809-1865)
Arrangement image : Dany Ollivier
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Abraham Lincoln : une enfance marquée par la pauvreté et un accès restreint à l’instruction

L’homme d’Etat américain Abraham Lincoln naquit aux Etats-Unis (1809-1865). Il grandit dans une Amérique rurale marquée par la pauvreté. Son enfance fut marquée par des privations, un accès restreint à l'instruction et des travaux manuels pénibles. Autodidacte, il se forme seul en lisant la Bible, Shakespeare et des ouvrages de droit posant, ainsi, les bases de son avenir intellectuel.

Un parcours semé d’échecs, de revers et de tourments personnels

Avant d’entrer en politique, Lincoln exerça divers métiers — bûcheron, batelier, commerçant — puis devint avocat. Son parcours fut semé d’embûches : défaites électorales, oppositions virulentes, revers professionnels et épisodes de profonde dépression jalonnèrent son ascension. Rien ne laissait, alors, présager qu’il deviendrait l’un des présidents les plus marquants de l’histoire américaine.

De la présidence à la guerre de Sécession : une épreuve décisive

Élu, en 1861, seizième président des États-Unis, il affronta l’épreuve majeure de la guerre de Sécession, un conflit long et meurtrier. Malgré les divisions et les difficultés, son mandat aboutit à un tournant historique : l’adoption du treizième amendement abolissant, définitivement, l’esclavage. Lincoln fut assassiné, le 14 avril 1865, par John Wilkes Booth, un sympathisant des Etats confédérés (Sud) quelques mois après la fin du conflit.

L’échec comme moteur de progrès et de lucidité

« Ce que je veux savoir avant tout, ce n'est pas si vous avez échoué, mais si vous avez su accepter votre échec. », assurait Abraham Lincoln.

Cette allégation éclaire sa vision : l’échec est une étape. Il ne s’agit pas de le nier ou de le craindre, mais de l’accueillir avec lucidité, humilité et persévérance, afin d’en tirer des enseignements pour progresser. Lincoln incarne l’idée que la grandeur ne naît pas de l’absence de revers mais de la manière d’y faire face. Ce n’est pas tomber qui définit un être humain, mais la façon dont il se relève. En définitive, les désillusions sont des expériences essentielles qui participent à la construction d'une personne.

Ses défaites politiques n’ont, jamais, entamé ses convictions ; au contraire, elles ont forgé un dirigeant plus puissant et plus réfléchi. Durant la guerre civile, il reconnaît ses erreurs stratégiques et ajuste ses décisions ; une capacité d’adaptation déterminante pour devenir un leader. C’est cette aptitude qui a contribué à la victoire de l’Union et à l’abolition de l’esclavage.

Accepté, l’échec devient une force ; refusé, il se transforme en blocage. Reste alors une question essentielle : une vie sans échec serait-elle, réellement, réussie ? À l’inverse, des insuccès répétés peuvent, aussi, fragiliser l’individu, nourrir le doute et éroder la confiance en soi lorsqu’ils ne sont ni compris, ni surmontés.

Dany Ollivier - Autrice

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2025/12/23

Le concept d’action chez Socrate, Carlos Castañeda et Vichitr Ratna Dhiravamsa

A notre époque, il existe une étrange lassitude née, non pas du manque d’informations, mais de leur excès. Nous semblons savoir… Et pourtant, quelque chose demeure en suspens : le passage à l’acte ! Entre ce que nous comprenons et ce que nous vivons subsistent une foultitude d’intentions non tenues

Socrate
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Socrate : l’action comme miroir de l’âme et de la conscience morale

Le philosophe grec Socrate naquit en Grèce (vers 470-399 avant notre ère). Il s’est efforcé, en posant des questions (ironie) de pénétrer les esprits en leur révélant la fausseté de leurs points de vue. Il n’a rien écrit ; pourtant son nom résonne, à travers les siècles, comme celui d’un guide. Pourquoi une telle postérité pour un homme dont la parole s’est envolée ? Est-ce sa méthode et/ou le procès où il fut condamné, pour ses idées, à boire la ciguë, en 399 avant notre ère ?

« Vous pouvez cacher aux autres une action répréhensible, mais jamais à vous-même », affirmait Socrate.

Socrate nous invite à agir avec une conscience morale et/ou un « Surmoi » éveillé. Il place l’action au cœur de la cohérence intérieure. Si l’être humain peut duper la société, il ne peut s’abuser, durablement, lui-même. Tout acte injuste laisse une trace dans l’âme : une fissure, un désaccord intime. Ainsi, l’éthique, même si elle ne reçoit pas l’accueil espérée des politiques, n’est plus une affaire de réputation mais d’intégrité. Le fait blâmable révèle ce que le discours dissimule.

Carlos Castañeda
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Carlos Castañeda : l’action forge le guerrier

L’anthropologue de formation et écrivain américain Carlos Castañeda, naquit au Pérou (1925-1998). Il est connu pour ses ouvrages relatant l'enseignement chamanique qu'il dit avoir reçu d'un « homme de connaissance » Yaqui dénommé don Juan Matus. Son œuvre s’éloigne, progressivement, de l’anthropologie pour devenir une discipline existentielle centrée sur la responsabilité, la sobriété intérieure et l’action impeccable.

« Tu devrais déjà savoir qu’un Homme de connaissance vit en agissant, et non en pensant à agir, et encore moins en pensant à ce qu’il pensera lorsqu’il aura fini d’agir. Un Homme de connaissance choisit un chemin-qui-a-du-cœur et le suit », écrivait Carlos Castañeda dixit Don Juan.

L’être ordinaire, explique Castañeda, vit enfermé dans un monologue intérieur incessant. Il agit peu, mais cogite, profusément, à ce qu’il aurait dû réaliser, à ce qu’il fera peut-être, à ce qu’il pensera de lui-même une fois l’action accomplie. L’Homme de connaissance, au contraire, tranche. Il choisit un « chemin-qui-a-du-cœur » et il avance sans garantie, sans justification, sans discours superflu.

« C’est en agissant qu’on apprend à agir comme un guerrier, et non pas en parlant », continuait l’auteur dixit Don Juan.

Chez Castañeda, la parole est soupçonnée. Non pas parce qu’elle serait inutile mais parce qu’elle devient, trop souvent, un refuge. Don Juan, son maître Yaqui, ne cesse de le rappeler : penser à agir n’est pas entreprendre. Se raconter ce qu’on doit accomplir, l’anticiper, le commenter, après coup, c’est, déjà, s’en détourner. L’action, ici, n’est pas agitation. Elle est décision incarnée. Le guerrier n’explique pas : il s’expose. Il apprend par le risque, par l’erreur, par l’attention portée à chaque geste.

Vichitr Ratna Dhiravamsa
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Vichitr Ratna Dhiravamsa : l’action unifie l’expérience vivante

Le moine bouddhiste theravāda thaïlandais Vichitr Ratna Dhiravamsa (disciple de Mahāsi Sayādaw) naquit en Thaïlande (1934-2021). Il intégra l’ordre bouddhiste à l’âge de treize ans. Il s’installa, à Londres, en 1964, et devint prêtre assistant au temple Thaï de la ville. Par la suite, il enseigna, notamment en Europe, la méditation Samatha et Vipassanā pendant de nombreuses années. Après avoir quitté la robe monastique, il poursuivit son enseignement librement, insistant sur l’expérience directe plutôt que sur le dogme.

« Les discussions sont stériles par elles-mêmes. Elles ne prennent de valeur que quand elles sont suivies d'action, d'action juste qui est une fin en soi. Voilà une question qu'il nous faut explorer, en fonction notamment de notre Quête. Car, le seul fait d'en parler ne peut nous donner la plénitude de l'être. La connaissance sans l'expérience crée la dissociation et le conflit », assurait Vichitr Ratna Dhiravamsa.

Dhiravamsa formule un diagnostic similaire à Castañeda avec, en sus, la précision d’un méditant. Les discussions, dit-il, sont stériles par elles-mêmes. Elles ne deviennent fécondes que lorsqu’elles débouchent sur une action juste, vécue pleinement, sans attente de récompense.

Dans son enseignement la parole spirituelle n’est jamais condamnée mais elle est, strictement, subordonnée à l’expérience. Parler de la pleine conscience ne rend pas conscient. Comprendre la non-dualité ne dissout pas le conflit intérieur. Pire : la connaissance non vécue engendre une dissociation, un décalage douloureux entre ce que l’on sait et ce que l’on est.

L’action juste, dans la perspective bouddhiste de Dhiravamsa, n’est pas morale au sens conventionnel. Elle est alignement. Elle est ce moment où l’attention, l’intention et le geste ne font plus qu’un.

Agir ou se trahir : quand l’action devient la mesure de l’Homme

Il existe une frontière que nul discours ne peut franchir. Une ligne ténue, mais décisive, entre ce que l’on sait et ce que l’on vit, entre ce que l’on proclame et ce que l’on fait réellement. À travers les siècles, des voix issues de traditions, radicalement différentes, ont convergé vers cette évidence.

De l’Athènes antique de Socrate, aux déserts symboliques de Carlos Castaneda, jusqu’aux salles silencieuses de méditation de Vichitr Ratna Dhiravamsa, une même exigence se fait entendre : l’Homme se révèle dans ce qu’il fait, non dans ce qu’il affirme.

Lorsque la connaissance reste théorique, l’être se divise : je sais ce qui est équitable mais… je ne le vis pas ! L’action juste, accomplie avec attention et clarté, met fin à cette fracture. Elle n’est pas un moyen pour atteindre un idéal futur ; elle est complète en elle-même, pleinement vivante dans l’instant.

Tous trois dénoncent l’illusion dangereuse des allocutions sans incarnation. Tous trois refusent que la parole serve de refuge contre la transformation réelle. Agir, chez eux, n’est pas produire ni performer ; c’est se tenir debout dans ce que l’on fait, sans se cacher derrière les mots.

Car l’action - qu’elle soit morale, guerrière ou méditative - est ce lieu implacable où la Vérité cesse d’être une idée pour devenir une Vie !

Dany Ollivier - Autrice


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2025/09/19

Socrate et la maïeutique : le philosophe qui questionne encore

Bien que Socrate, figure emblématique de la philosophie antique, n’ait rien rédigé, son héritage a marqué la pensée occidentale. C’est son art de questionner ou « maïeutique », véritable méthode d’accouchement des idées, qui interpelle. Entre l’ironie qui déconstruit les témoignages divergents, de ses contemporains, et les interrogations des penseurs modernes, la sagesse, du docte, est une invitation permanente à rechercher la vérité

Socrate
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Socrate : une figure fondatrice de la philosophie

Le philosophe grec Socrate naquit en Grèce (vers 470-399 avant notre ère). Il s’est efforcé, en posant des questions (ironie) de pénétrer les esprits en leur révélant la fausseté de leurs points de vue. Il n’a rien écrit ; pourtant son nom résonne, à travers les siècles, comme celui d’un guide. Pourquoi une telle postérité pour un homme dont la parole s’est envolée ? Est-ce sa méthode et/ou le procès où il fut condamné, pour ses idées, à boire la ciguë, en 399 avant notre ère ?

La maïeutique : tenter d’accéder à la vérité

Socrate, par son art singulier d’interroger, a inventé une manière de philosopher qui ne repose pas sur la transmission d’un savoir mais sur l’éveil de conscience. Sa méthode, appelée « maïeutique » - littéralement l’« art d’accoucher » - se voulait analogue à la profession de sa mère, sage-femme, qui assistait les dames lors de l’enfantement. Lui, s’évertuait d’aider les mentalités à mettre au monde les vérités qu’elles portaient sans le savoir. La maïeutique, plus qu’une technique, est une éthique : celle d’un dialogue patient où l’évidence surgit, dans la douleur et la joie, de la délivrance intellectuelle.

L’ironie socratique : défaire pour reconstruire

Par l’ironie socratique, Socrate feignait l’ignorance pour inviter son interlocuteur à parler, à exposer ses convictions. Puis, par une suite de questions habiles, il dévoilait les contradictions, les approximations ou les illusions qui se cachaient derrière ces opinions. Le but n’était pas d’humilier mais de purifier : défaire les fausses certitudes pour mieux conduire, chacun, vers une recherche authentique du vrai et du bien.

Le problème des sources : quel Socrate retenir ?

Objectivement, que savons-nous du sage ? La question socratique connut un regain d’intérêt chez les philosophes, historiens et philologues. Le philosophe prussien Friedrich Daniel Ernst Schleiermacher (1768-1834) se posait la question de savoir si les legs relatifs au Socrate historique étaient d’égale valeur. Pouvait-on mettre, par exemple, sur le même plan les témoignages de ses deux témoins oculaires majeurs ?  Le Socrate, maître du dialogue et quêteur de l’Idée, du philosophe grec Platon (vers 428-vers 347 avant notre ère) ou celui plus pragmatique, moraliste et attaché à la vie quotidienne du philosophe grec Xénophon (vers 430-vers 355 avant notre ère) ? Et que dire du Socrate caricaturé par le poète grec Aristophane (vers 445-vers 385 avant notre ère), dans « Les Nuées », où il apparaît comme un sophiste ridicule, suspendu dans une nacelle, détaché du réel ? Cette interrogation reste ouverte…

En conclusion

Ainsi, Socrate ne cesse de nous tendre un miroir. Car philosopher, « à la manière socratique », c’est accepter d’être remis en cause, d’être conduit, à notre insu, vers une authenticité qui nous dépasse et nous engage. 

Dany Ollivier - Autrice

Une partie historique, de cet article, a été publié, pour la première fois, dans le bulletin d'information du S.N.R. d'octobre 2001. Il est extrait d'une conférence exposée depuis 1987 © 1987 (Conférence), © 2001 (Article), © 2004 (Site)


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2025/02/27

De la ruche à l'inconscient : organisation des abeilles et construction du « Moi »

De l'apiculture à la psychanalyse, ces deux exposés proposent un voyage entre deux mondes, en apparence éloignés, structurés par des dynamiques essentielles. D’une part, nous découvrirons l'organisation fascinante des abeilles – entre reines, ouvrières et faux-bourdons – et les menaces pesant sur leur survie. D'autre part, nous explorerons les concepts clés de Sigmund Freud et Carl Gustav Jung, des complexes aux topiques freudiennes, pour mieux comprendre pourquoi un « Moi » cohérent est fondamental. Deux univers, une même quête d'équilibre…

Sigmund Freud
Représentation image : Sigmund Freud (1856-1939)
Artiste : le dessinateur, photographe et graveur autrichien Ferdinand Schmutzer (1870-1928)
Arrangement image : Dany Ollivier
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Le Centre des Savoirs à la Connaissance organise deux conférences : la première sur les Sciences Naturelles et la deuxième sur les Sciences Humaines

Date et plage horaire : dimanche 02 mars 2025 de 15 h à 17 h

Première partie : vie et survie des abeilles

Intervenant : Michel Lelièvre - Apiculteur

Résumé : la vie des abeilles : la reine, les ouvrières et les faux-bourdons ; la survie des abeilles : les prédateurs et les insecticides.

Deuxième partie : psychanalyse et inconscient

Intervenante : Dany Ollivier : Autrice, enseignante et formatrice

Résumé : du médecin, neurologue et psychanalyste autrichien, Sigmund Freud au médecin et psychologue suisse Carl Gustav Jung, nous aborderons la psychanalyse ;
Des complexes aux topiques freudiennes, nous tenterons de saisir les comportements humains ;
Conséquemment, nous serons invités, lors de cet exposé, à découvrir pourquoi un « Moi » cohérent est fondamental.

Pratique :

Siège social : 3 boulevard du Général de Gaulle - 50170 PONTORSON
Téléphone : 09 54 04 33 53
Courriel : danyolliviercsc@free.fr
Site : http ://danyolliviercsc.free.fr/
Tarifs : 10 € payable, pour les non-adhérents, en début de séance ; gratuit pour les adhérents
Adhésion annuelle : 50 € - Les adhésions, valables jusqu’au 31 décembre 2025, peuvent être prises, le jour même, en début de séance
Réservation conseillée

Si vous n’habitez pas loin, ou si vous êtes dans le coin, ne manquez pas ces conférences !


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2025/01/18

De la nature selon Parménide : entre vérité et opinion

La philosophie est une discipline inhérente au développement humain

Parménide
Représentation image : le philosophe grec Parménide
Arrangement image : Dany Ollivier
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Parménide…

Le philosophe présocratique, pythagoricien et éléate grec Parménide naquit à Élée en Grèce (v. 504-v. 450 av. notre ère). Dans son poème « De la nature », il explicita la proposition essentielle de l'ontologie : l'être est un, continu et éternel.

De la poésie…

L'écrit, dans lequel l’auteur s’efface devant une déesse qui s’apprête à délivrer ses enseignements, débute par une narration d’un voyage mystique symbolisant l'accès à une compréhension supérieure : celle de Parménide !

« Les cavales qui m’emportent au gré de mes désirs, se sont élancées sur la route fameuse de la Divinité, qui conduit partout l’Homme instruit ; c’est la route que je suis, c’est là que les cavales exercées entraînent le char qui me porte…  »
Parménide - Traduction du grec au français : Paul Tannery

A la philosophie…

Les fragments, recherchés, élaborés et structurés, sont divisés en deux parties :

- La voie de la vérité (Alètheia) où Parménide y expose sa transcendance de l'être ;
- La voie de l'opinion (Doxa) où il critique les croyances et les opinions humaines sur le monde sensible.

L’œuvre de Parménide d'Élée, figure majeure de la métaphysique antique, a bouleversé la pensée occidentale en l’invitant à abandonner les illusions des sensations pour emprunter la voie exigeante de la raison et de la vérité. 

Dany Ollivier - Autrice

Une partie historique, de cet article, a été publié, pour la première fois, dans le bulletin d'information du S.N.R. d'octobre 2001. Il est extrait d'une conférence exposée depuis 1987 © 1987 (Conférence), © 2001 (Article), © 2004 (Site)


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2024/12/31

De la communication orale à la lecture rapide

Dans un monde où l'information circule à une vitesse fulgurante, savoir s'exprimer clairement, et lire rapidement, est devenu un atout indispensable. Ces compétences, souvent perçues comme distinctes, sont, en réalité, complémentaires.

Représentation image : cerveau
Arrangement image : Dany Ollivier
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De la communication orale…

A l’origine de l’humanité, notre diencéphale avait la primauté sur notre cortex. Pour communiquer, l’être humain se contentait d’émettre des bruits articulés. L’apparition d’un langage « spatio-temporel » allait, ultérieurement, développer l’hémisphère cérébrale gauche de notre cerveau conscient. Nous ne pouvons, en effet, proférer et/ou entendre qu’un seul mot à la fois.

C'est à Summer, ancienne terre de base Mésopotamie, que l’écriture fut inventée à la fin du IVe millénaire. Chaque signification était représentée par un dessin imagé. En Égypte ancienne, les premiers hiéroglyphes furent figurés. En Asie, les idéogrammes furent dessinés.

En Europe, un système sonore s’est imposé. Il attribue un signe différent à chaque son prononcé. La prééminence de cette méthode est évidente : elle indique la manière, même si on ne l’a jamais entendu prononcer, dont un terme se dit.

De l’Antiquité Gréco-Romaine au Moyen Âge, les vocables étaient inscrits les uns à la suite des autres, sans blanc ni ponctuation et, de temps à autre, en abréviation, sur des feuilles de parchemin. Conséquemment, on faisait appel à des lecteurs professionnels qui déclamaient, avec emphase, en épelant à haute voix, chaque unité phonétique.

Les progrès dans la mise en page, vers la fin du premier millénaire, auraient dû permettre, à un nombre croissant de personnes, de lire, vraiment, avec les yeux. En outre, de nos jours, l’enseignement de la lecture s’est arrêté au déchiffrement oral de la syllabe. Si bien que la majorité d’entre-nous lisent en deçà de leurs possibilités.

A la lecture rapide…

C’est l’ophtalmologiste, directeur du Laboratoire d’Ophtalmologie de la Sorbonne et savant français, Émile Javal (1839-1907) qui a étudié, vers 1900, le processus du déchiffrage visuel. Sous sa direction, le professeur Lamare a examiné, rigoureusement, les mouvements du regard pendant la lecture.

Par la suite, un laboratoire a été créé, à Lille, par le Centre d’Etudes et de Promotion de la Lecture. Les chercheurs ont analysé les mécanismes de lecture, du lecteur très lent au liseur prodige, sur plus d’une centaine de sujets de profession et de culture variées.

Cependant, il était nécessaire d’aller plus loin et de concevoir des cours pour adultes. La lecture rapide étant, sans contexte, un bienfait, elle vous permettra, non seulement de bouquiner de façon plus intelligente mais aussi, d’aguerrir votre mémoire immédiate, de mieux gérer la masse des informations à lire, de réussir vos examens voire, de mener à bien votre vie socioprofessionnelle.

Dany Ollivier - Autrice

Cet article a été publié, pour la première fois, dans le bulletin d'information du S.N.R. d'avril 2000. Il est extrait d'une conférence exposée depuis 1987. © 1987 (Conférence), © 2000 (Article), © 2004 (Site)


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Le but de la lecture rapide est de permettre aux étudiants, aux enseignants, aux dirigeants et à toute personne dont les activités nécessitent de lire de nombreux documents, d’acquérir une motricité physiologique suffisante pour saisir et retenir, avec aisance, les textes à parcourir.

2024/11/08

De la mémoire immédiate à la lecture rapide

La relation, entre la compréhension d’un texte et la vitesse de lecture, est favorable à la mémoire

Représentation image : cerveau
Arrangement image : Dany Ollivier
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De la mémoire…

Des millions de personnes se plaignent de leur mémoire. Néanmoins, sans les souvenirs elles ne pourraient pas accomplir les mille et une activités, conscientes et inconscientes, nécessaires à la vie quotidienne. Sans souvenance, il serait impossible de développer la personnalité et/ou, plus simplement, l’intelligence. Faute de mémoire immédiate, elles oublieraient, à chaque instant, ce qui s’est passé pendant la seconde précédente ! Ainsi, elles possèdent, toutes, un potentiel dans ce domaine. Il faut juste l’entraîner, l’épanouir, le rendre plus performant.

Or, la capacité de mémorisation dépend, principalement, de l’état physique et mental, de l’attitude et de l’affectivité : l’étudiant qui perd ses moyens devant l’examinateur, le passionné qui se nourrit, mentalement, d’une discipline captivante, etc.

Pourtant, si les branches à étudier sont devenues de plus en plus nombreuses, certaines ne sont nullement prenantes. Dans ce cas, comment s’organiser pour retenir quand même ? Il suffit de s’exercer régulièrement, patiemment et avec ténacité. En ce qui concerne la mémoire immédiate, la meilleure méthode est la lecture rapide.

A la lecture rapide…

Nonobstant ce que le bon sens pourrait laisser croire, il existe une connexité favorable entre la vitesse de lecture, la compréhension d’un texte et la mémorisation : les lecteurs lents comprennent et mémorisent moins bien que les autres.

C’est la mémoire immédiate qui permet, déchiffrant la fin d’une phrase, de se remémorer les premiers termes de celle-ci. Cette opération est, en conséquence, indispensable pour en saisir le sens global. Puis, le souvenir du « mot à mot » est occulté et la signification générale est transférée dans notre mémoire à moyen et/ou à long terme. Subséquemment, il est souhaitable d’accéder à la lecture rapide.

En conclusion…

La mémoire est une des clés essentielles de l’épanouissement humain. Ce qui signifie qu’aguerrir celle-ci développe l’intellect, le jugement et le tempérament.

Bien qu’il existe plusieurs types de mémoire, il est préférable de commencer par la première, dite « immédiate », et par la lecture rapide.

Dany Ollivier - Autrice

Cet article a été publié, pour la première fois, dans le bulletin d'information du S.N.R. d'octobre 1998. Il est extrait d'une conférence exposée depuis 1987. © 1987 (Conférence), © 1998 (Article), © 2004 (Site)


Téléphone : 09 54 04 33 53 - Courriel : danyolliviercsc@free.fr

Les techniques d’apprentissage et de mémorisation font partie de la psychologie cognitive. Elles permettent d’accroître l’attention, la raison, la compréhension, etc.

Le but de la lecture rapide est de permettre aux étudiants, aux enseignants, aux dirigeants et à toute personne dont les activités nécessitent de lire de nombreux documents, d’acquérir une motricité physiologique suffisante pour saisir et retenir, avec aisance, les textes à parcourir.

2024/09/17

Les Anges-Chats

 Quick* est parti rejoindre les Anges-Chats


Photographie : Quick
Crédit photo : Dany Ollivier
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Janvier 1998...

Dans la salle d’attente bondée du cabinet vétérinaire parisien, je tiens, serré contre mon cœur, mon chat européen noir et blanc. Quick a vingt ans et, pour la première fois de son existence, il est tombé malade. Une petite fille s’avance vers moi en s’exclamant : « Qu’il est beau ! ». Je suis secouée de sanglots irrépressibles. La fillette tourne les talons. Tandis que les personnes qui m’entourent me prodiguent des paroles de consolation, elle revient vers moi avec, dans ses mains, un adorable et minuscule chaton tout noir...

C’est grave : cardiaque, il aura un traitement à vie. De toutes façons le médecin animalier (le fin psychologue !) m’a proposé, sans ménagement et sans que je puisse accepter, l’euthanasie. J’avais fini par croire qu’il était éternel. Il a souffert, pendant trois jours, et moi avec lui...

Le Leitmotiv de mes proches était : « C’est la fin, il va mourir » (notre société et ses suggestions négatives !). Puis, mon compagnon, en rentrant de son travail, a doctement déclaré : « Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ». Faisant fi des avis de l’entourage, expert en félin ou non, nous l’avons entouré d’encore plus d’amour que d’habitude, nous avons demandé de l’aide aux Anges-Chats et aux autres - au Divin aussi - pour qu’il se rétablisse ou passe de l’autre côté sans souffrance. Nous l’avons magnétisé chaque jour...

Un peu plus tard...

Aujourd’hui, il va bien. Il mange, ronronne, me prend tendrement par le cou. Je t’aime mon chat. Ce sera dur quand les Anges-Chats viendront te chercher, si dur. JE T’AIME QUICK !

13 avril 1998**

Nous sommes le lundi de Pâques. C’est un jour férié et Quick souffre à nouveau. J’appelle les urgences. Un vétérinaire hindou, particulièrement humain, se présente à mon domicile. Quick est dans mes bras, il se calme, une première piqure pour l’endormir, puis une deuxième… Il est parti rejoindre les Anges-Chats. Une conversation, emplie de spiritualité, s’engage avec le docteur indien…

9 mai 1998

A des centaines de kilomètres de là, dans une ferme bretonne, de mignons chatons, à la fourrure ébène, naissent…

* Mon chat s’appelait Quick.

** Quick 1978 - Lundi 13 avril 1998 (lundi de Pâques !)
Ce fut dur, très dur...

Dany Ollivier - Autrice

Une partie, de cet article, a été publiée, en avril 1998, dans la revue L'Âme et le Cœur.


Téléphone : 09 54 04 33 53 - Courriel : danyolliviercsc@free.fr

Un enseignement de cours où s'insère, naturellement, une thérapie brève et comportementale impliquant plusieurs techniques comme la pédagogie, la psychologie, la psychanalyse, l'Analyse Transactionnelle, le développement personnel, la suggestologie, la relaxation, la sophrologie, les méditations guidées, etc. Il s’adresse à ceux qui se cherchent, souhaitent évoluer, essaient de se connaître et d’aller vers les autres, ressentent un mal-être, reçoivent une clientèle, etc.