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2026/01/17

Le concept d’échec chez Abraham Lincoln

L’échec est souvent perçu de manière négative. Dans notre société, il est associé à la défaite, à l’erreur ou à l’incapacité de réussir. Pourtant, les revers font partie intégrante de l’expérience humaine : échouer signifie tenter, agir et se confronter à la réalité. C’est une expérience inévitable…

Abraham Lincoln
Représentation image : l’homme d’Etat américain Abraham Lincoln (1809-1865)
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Abraham Lincoln : une enfance marquée par la pauvreté et un accès restreint à l’instruction

L’homme d’Etat américain Abraham Lincoln naquit aux Etats-Unis (1809-1865). Il grandit dans une Amérique rurale marquée par la pauvreté. Son enfance fut marquée par des privations, un accès restreint à l'instruction et des travaux manuels pénibles. Autodidacte, il se forme seul en lisant la Bible, Shakespeare et des ouvrages de droit posant, ainsi, les bases de son avenir intellectuel.

Un parcours semé d’échecs, de revers et de tourments personnels

Avant d’entrer en politique, Lincoln exerça divers métiers — bûcheron, batelier, commerçant — puis devint avocat. Son parcours fut semé d’embûches : défaites électorales, oppositions virulentes, revers professionnels et épisodes de profonde dépression jalonnèrent son ascension. Rien ne laissait, alors, présager qu’il deviendrait l’un des présidents les plus marquants de l’histoire américaine.

De la présidence à la guerre de Sécession : une épreuve décisive

Élu, en 1861, 16ᵉ président des États-Unis, il affronta l’épreuve majeure de la guerre de Sécession, un conflit long et meurtrier. Malgré les divisions et les difficultés, son mandat aboutit à un tournant historique : l’adoption du 13ᵉ amendement abolissant, définitivement, l’esclavage. Lincoln fut assassiné, le 14 avril 1865, par John Wilkes Booth, un sympathisant des Etats confédérés (Sud) quelques mois après la fin du conflit.

L’échec comme moteur de progrès et de lucidité

« Ce que je veux savoir avant tout, ce n'est pas si vous avez échoué, mais si vous avez su accepter votre échec. », assurait Abraham Lincoln.

Cette allégation éclaire sa vision : l’échec est une étape. Il ne s’agit pas de le nier ou de le craindre, mais de l’accueillir avec lucidité, humilité et persévérance, afin d’en tirer des enseignements pour progresser. Lincoln incarne l’idée que la grandeur ne naît pas de l’absence de revers mais de la manière d’y faire face. Ce n’est pas tomber qui définit un être humain, mais la façon dont il se relève. En définitive, les désillusions sont des expériences essentielles qui participent à la construction d'une personne.

Ses défaites politiques n’ont, jamais, entamé ses convictions ; au contraire, elles ont forgé un dirigeant plus puissant et plus réfléchi. Durant la guerre civile, il reconnaît ses erreurs stratégiques et ajuste ses décisions ; une capacité d’adaptation déterminante pour devenir un leader. C’est cette aptitude qui a contribué à la victoire de l’Union et à l’abolition de l’esclavage.

Accepté, l’échec devient une force ; refusé, il se transforme en blocage. Reste alors une question essentielle : une vie sans échec serait-elle, réellement, réussie ? À l’inverse, des insuccès répétés peuvent, aussi, fragiliser l’individu, nourrir le doute et éroder la confiance en soi lorsqu’ils ne sont ni compris, ni surmontés.

Dany Ollivier - Autrice

Téléphone : 09 54 04 33 53 - Courriel : danyolliviercsc@free.fr

Enseignement de cours où s'insère, naturellement, une thérapie brève et comportementale impliquant plusieurs techniques comme la pédagogie, la psychologie, la psychanalyse, l'Analyse Transactionnelle, le développement personnel, la suggestologie, la relaxation, la sophrologie, les méditations guidées, etc. Il s'adresse à ceux qui se cherchent, souhaitent évoluer, essaient de se connaître et d'aller vers les autres, ressentent un mal-être, reçoivent une clientèle, etc.

2025/12/23

Le concept d’action chez Socrate, Carlos Castañeda et Vichitr Ratna Dhiravamsa

A notre époque, il existe une étrange lassitude née, non pas du manque d’informations, mais de leur excès. Nous semblons savoir… Et pourtant, quelque chose demeure en suspens : le passage à l’acte ! Entre ce que nous comprenons et ce que nous vivons subsistent une foultitude d’intentions non tenues

Socrate
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Socrate : l’action comme miroir de l’âme et de la conscience morale

Le philosophe grec Socrate naquit en Grèce (vers 470-399 avant notre ère). Il s’est efforcé, en posant des questions (ironie) de pénétrer les esprits en leur révélant la fausseté de leurs points de vue. Il n’a rien écrit ; pourtant son nom résonne, à travers les siècles, comme celui d’un guide. Pourquoi une telle postérité pour un homme dont la parole s’est envolée ? Est-ce sa méthode et/ou le procès où il fut condamné, pour ses idées, à boire la ciguë, en 399 avant notre ère ?

« Vous pouvez cacher aux autres une action répréhensible, mais jamais à vous-même », affirmait Socrate.

Socrate nous invite à agir avec une conscience morale et/ou un « Surmoi » éveillé. Il place l’action au cœur de la cohérence intérieure. Si l’être humain peut duper la société, il ne peut s’abuser, durablement, lui-même. Tout acte injuste laisse une trace dans l’âme : une fissure, un désaccord intime. Ainsi, l’éthique, même si elle ne reçoit pas l’accueil espérée des politiques, n’est plus une affaire de réputation mais d’intégrité. Le fait blâmable révèle ce que le discours dissimule.

Carlos Castañeda
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Carlos Castañeda : l’action forge le guerrier

L’anthropologue de formation et écrivain américain Carlos Castañeda, naquit au Pérou (1925-1998). Il est connu pour ses ouvrages relatant l'enseignement chamanique qu'il dit avoir reçu d'un « homme de connaissance » Yaqui dénommé don Juan Matus. Son œuvre s’éloigne, progressivement, de l’anthropologie pour devenir une discipline existentielle centrée sur la responsabilité, la sobriété intérieure et l’action impeccable.

« Tu devrais déjà savoir qu’un Homme de connaissance vit en agissant, et non en pensant à agir, et encore moins en pensant à ce qu’il pensera lorsqu’il aura fini d’agir. Un Homme de connaissance choisit un chemin-qui-a-du-cœur et le suit », écrivait Carlos Castañeda dixit Don Juan.

L’être ordinaire, explique Castañeda, vit enfermé dans un monologue intérieur incessant. Il agit peu, mais cogite, profusément, à ce qu’il aurait dû réaliser, à ce qu’il fera peut-être, à ce qu’il pensera de lui-même une fois l’action accomplie. L’Homme de connaissance, au contraire, tranche. Il choisit un « chemin-qui-a-du-cœur » et il avance sans garantie, sans justification, sans discours superflu.

« C’est en agissant qu’on apprend à agir comme un guerrier, et non pas en parlant », continuait l’auteur dixit Don Juan.

Chez Castañeda, la parole est soupçonnée. Non pas parce qu’elle serait inutile mais parce qu’elle devient, trop souvent, un refuge. Don Juan, son maître Yaqui, ne cesse de le rappeler : penser à agir n’est pas entreprendre. Se raconter ce qu’on doit accomplir, l’anticiper, le commenter, après coup, c’est, déjà, s’en détourner. L’action, ici, n’est pas agitation. Elle est décision incarnée. Le guerrier n’explique pas : il s’expose. Il apprend par le risque, par l’erreur, par l’attention portée à chaque geste.

Vichitr Ratna Dhiravamsa
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Vichitr Ratna Dhiravamsa : l’action unifie l’expérience vivante

Le moine bouddhiste theravāda thaïlandais Vichitr Ratna Dhiravamsa (disciple de Mahāsi Sayādaw) naquit en Thaïlande (1934-2021). Il intégra l’ordre bouddhiste à l’âge de treize ans. Il s’installa, à Londres, en 1964, et devint prêtre assistant au temple Thaï de la ville. Par la suite, il enseigna, notamment en Europe, la méditation Samatha et Vipassanā pendant de nombreuses années. Après avoir quitté la robe monastique, il poursuivit son enseignement librement, insistant sur l’expérience directe plutôt que sur le dogme.

« Les discussions sont stériles par elles-mêmes. Elles ne prennent de valeur que quand elles sont suivies d'action, d'action juste qui est une fin en soi. Voilà une question qu'il nous faut explorer, en fonction notamment de notre Quête. Car, le seul fait d'en parler ne peut nous donner la plénitude de l'être. La connaissance sans l'expérience crée la dissociation et le conflit », assurait Vichitr Ratna Dhiravamsa.

Dhiravamsa formule un diagnostic similaire à Castañeda avec, en sus, la précision d’un méditant. Les discussions, dit-il, sont stériles par elles-mêmes. Elles ne deviennent fécondes que lorsqu’elles débouchent sur une action juste, vécue pleinement, sans attente de récompense.

Dans son enseignement la parole spirituelle n’est jamais condamnée mais elle est, strictement, subordonnée à l’expérience. Parler de la pleine conscience ne rend pas conscient. Comprendre la non-dualité ne dissout pas le conflit intérieur. Pire : la connaissance non vécue engendre une dissociation, un décalage douloureux entre ce que l’on sait et ce que l’on est.

L’action juste, dans la perspective bouddhiste de Dhiravamsa, n’est pas morale au sens conventionnel. Elle est alignement. Elle est ce moment où l’attention, l’intention et le geste ne font plus qu’un.

Agir ou se trahir : quand l’action devient la mesure de l’Homme

Il existe une frontière que nul discours ne peut franchir. Une ligne ténue, mais décisive, entre ce que l’on sait et ce que l’on vit, entre ce que l’on proclame et ce que l’on fait réellement. À travers les siècles, des voix issues de traditions, radicalement différentes, ont convergé vers cette évidence.

De l’Athènes antique de Socrate, aux déserts symboliques de Carlos Castaneda, jusqu’aux salles silencieuses de méditation de Vichitr Ratna Dhiravamsa, une même exigence se fait entendre : l’Homme se révèle dans ce qu’il fait, non dans ce qu’il affirme.

Lorsque la connaissance reste théorique, l’être se divise : je sais ce qui est équitable mais… je ne le vis pas ! L’action juste, accomplie avec attention et clarté, met fin à cette fracture. Elle n’est pas un moyen pour atteindre un idéal futur ; elle est complète en elle-même, pleinement vivante dans l’instant.

Tous trois dénoncent l’illusion dangereuse des allocutions sans incarnation. Tous trois refusent que la parole serve de refuge contre la transformation réelle. Agir, chez eux, n’est pas produire ni performer ; c’est se tenir debout dans ce que l’on fait, sans se cacher derrière les mots.

Car l’action - qu’elle soit morale, guerrière ou méditative - est ce lieu implacable où la Vérité cesse d’être une idée pour devenir une Vie !

Dany Ollivier - Autrice


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2025/09/19

Socrate et la maïeutique : le philosophe qui questionne encore

Bien que Socrate, figure emblématique de la philosophie antique, n’ait rien rédigé, son héritage a marqué la pensée occidentale. C’est son art de questionner ou « maïeutique », véritable méthode d’accouchement des idées, qui interpelle. Entre l’ironie qui déconstruit les témoignages divergents, de ses contemporains, et les interrogations des penseurs modernes, la sagesse, du docte, est une invitation permanente à rechercher la vérité

Socrate
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Socrate : une figure fondatrice de la philosophie

Le philosophe grec Socrate naquit en Grèce (vers 470-399 avant notre ère). Il s’est efforcé, en posant des questions (ironie) de pénétrer les esprits en leur révélant la fausseté de leurs points de vue. Il n’a rien écrit ; pourtant son nom résonne, à travers les siècles, comme celui d’un guide. Pourquoi une telle postérité pour un homme dont la parole s’est envolée ? Est-ce sa méthode et/ou le procès où il fut condamné, pour ses idées, à boire la ciguë, en 399 avant notre ère ?

La maïeutique : tenter d’accéder à la vérité

Socrate, par son art singulier d’interroger, a inventé une manière de philosopher qui ne repose pas sur la transmission d’un savoir mais sur l’éveil de conscience. Sa méthode, appelée « maïeutique » - littéralement l’« art d’accoucher » - se voulait analogue à la profession de sa mère, sage-femme, qui assistait les dames lors de l’enfantement. Lui, s’évertuait d’aider les mentalités à mettre au monde les vérités qu’elles portaient sans le savoir. La maïeutique, plus qu’une technique, est une éthique : celle d’un dialogue patient où l’évidence surgit, dans la douleur et la joie, de la délivrance intellectuelle.

L’ironie socratique : défaire pour reconstruire

Par l’ironie socratique, Socrate feignait l’ignorance pour inviter son interlocuteur à parler, à exposer ses convictions. Puis, par une suite de questions habiles, il dévoilait les contradictions, les approximations ou les illusions qui se cachaient derrière ces opinions. Le but n’était pas d’humilier mais de purifier : défaire les fausses certitudes pour mieux conduire, chacun, vers une recherche authentique du vrai et du bien.

Le problème des sources : quel Socrate retenir ?

Objectivement, que savons-nous du sage ? La question socratique connut un regain d’intérêt chez les philosophes, historiens et philologues. Le philosophe prussien Friedrich Daniel Ernst Schleiermacher (1768-1834) se posait la question de savoir si les legs relatifs au Socrate historique étaient d’égale valeur. Pouvait-on mettre, par exemple, sur le même plan les témoignages de ses deux témoins oculaires majeurs ?  Le Socrate, maître du dialogue et quêteur de l’Idée, du philosophe grec Platon (vers 428-vers 347 avant notre ère) ou celui plus pragmatique, moraliste et attaché à la vie quotidienne du philosophe grec Xénophon (vers 430-vers 355 avant notre ère) ? Et que dire du Socrate caricaturé par le poète grec Aristophane (vers 445-vers 385 avant notre ère), dans « Les Nuées », où il apparaît comme un sophiste ridicule, suspendu dans une nacelle, détaché du réel ? Cette interrogation reste ouverte…

En conclusion

Ainsi, Socrate ne cesse de nous tendre un miroir. Car philosopher, « à la manière socratique », c’est accepter d’être remis en cause, d’être conduit, à notre insu, vers une authenticité qui nous dépasse et nous engage. 

Dany Ollivier - Autrice

Une partie historique, de cet article, a été publié, pour la première fois, dans le bulletin d'information du S.N.R. d'octobre 2001. Il est extrait d'une conférence exposée depuis 1987 © 1987 (Conférence), © 2001 (Article), © 2004 (Site)


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2025/01/18

De la nature selon Parménide : entre vérité et opinion

La philosophie est une discipline inhérente au développement humain

Parménide
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Parménide…

Le philosophe présocratique, pythagoricien et éléate grec Parménide naquit à Élée en Grèce (v. 504-v. 450 av. notre ère). Dans son poème « De la nature », il explicita la proposition essentielle de l'ontologie : l'être est un, continu et éternel.

De la poésie…

L'écrit, dans lequel l’auteur s’efface devant une déesse qui s’apprête à délivrer ses enseignements, débute par une narration d’un voyage mystique symbolisant l'accès à une compréhension supérieure : celle de Parménide !

« Les cavales qui m’emportent au gré de mes désirs, se sont élancées sur la route fameuse de la Divinité, qui conduit partout l’Homme instruit ; c’est la route que je suis, c’est là que les cavales exercées entraînent le char qui me porte…  »
Parménide - Traduction du grec au français : Paul Tannery

A la philosophie…

Les fragments, recherchés, élaborés et structurés, sont divisés en deux parties :

- La voie de la vérité (Alètheia) où Parménide y expose sa transcendance de l'être ;
- La voie de l'opinion (Doxa) où il critique les croyances et les opinions humaines sur le monde sensible.

L’œuvre de Parménide d'Élée, figure majeure de la métaphysique antique, a bouleversé la pensée occidentale en l’invitant à abandonner les illusions des sensations pour emprunter la voie exigeante de la raison et de la vérité. 

Dany Ollivier - Autrice

Une partie historique, de cet article, a été publié, pour la première fois, dans le bulletin d'information du S.N.R. d'octobre 2001. Il est extrait d'une conférence exposée depuis 1987 © 1987 (Conférence), © 2001 (Article), © 2004 (Site)


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Enseignement de cours où s'insère, naturellement, une thérapie brève et comportementale impliquant plusieurs techniques comme la pédagogie, la psychologie, la psychanalyse, l'Analyse Transactionnelle, le développement personnel, la suggestologie, la relaxation, la sophrologie, les méditations guidées, etc. Il s'adresse à ceux qui se cherchent, souhaitent évoluer, essaient de se connaître et d'aller vers les autres, ressentent un mal-être, reçoivent une clientèle, etc.

2024/12/31

De la communication orale à la lecture rapide

Dans un monde où l'information circule à une vitesse fulgurante, savoir s'exprimer clairement, et lire rapidement, est devenu un atout indispensable. Ces compétences, souvent perçues comme distinctes, sont, en réalité, complémentaires.

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De la communication orale…

A l’origine de l’humanité, notre diencéphale avait la primauté sur notre cortex. Pour communiquer, l’être humain se contentait d’émettre des bruits articulés. L’apparition d’un langage « spatio-temporel » allait, ultérieurement, développer l’hémisphère cérébrale gauche de notre cerveau conscient. Nous ne pouvons, en effet, proférer et/ou entendre qu’un seul mot à la fois.

C'est à Summer, ancienne terre de base Mésopotamie, que l’écriture fut inventée à la fin du IVe millénaire. Chaque signification était représentée par un dessin imagé. En Égypte ancienne, les premiers hiéroglyphes furent figurés. En Asie, les idéogrammes furent dessinés.

En Europe, un système sonore s’est imposé. Il attribue un signe différent à chaque son prononcé. La prééminence de cette méthode est évidente : elle indique la manière, même si on ne l’a jamais entendu prononcer, dont un terme se dit.

De l’Antiquité Gréco-Romaine au Moyen Âge, les vocables étaient inscrits les uns à la suite des autres, sans blanc ni ponctuation et, de temps à autre, en abréviation, sur des feuilles de parchemin. Conséquemment, on faisait appel à des lecteurs professionnels qui déclamaient, avec emphase, en épelant à haute voix, chaque unité phonétique.

Les progrès dans la mise en page, vers la fin du premier millénaire, auraient dû permettre, à un nombre croissant de personnes, de lire, vraiment, avec les yeux. En outre, de nos jours, l’enseignement de la lecture s’est arrêté au déchiffrement oral de la syllabe. Si bien que la majorité d’entre-nous lisent en deçà de leurs possibilités.

A la lecture rapide…

C’est l’ophtalmologiste, directeur du Laboratoire d’Ophtalmologie de la Sorbonne et savant français, Émile Javal (1839-1907) qui a étudié, vers 1900, le processus du déchiffrage visuel. Sous sa direction, le professeur Lamare a examiné, rigoureusement, les mouvements du regard pendant la lecture.

Par la suite, un laboratoire a été créé, à Lille, par le Centre d’Etudes et de Promotion de la Lecture. Les chercheurs ont analysé les mécanismes de lecture, du lecteur très lent au liseur prodige, sur plus d’une centaine de sujets de profession et de culture variées.

Cependant, il était nécessaire d’aller plus loin et de concevoir des cours pour adultes. La lecture rapide étant, sans contexte, un bienfait, elle vous permettra, non seulement de bouquiner de façon plus intelligente mais aussi, d’aguerrir votre mémoire immédiate, de mieux gérer la masse des informations à lire, de réussir vos examens voire, de mener à bien votre vie socioprofessionnelle.

Dany Ollivier - Autrice

Cet article a été publié, pour la première fois, dans le bulletin d'information du S.N.R. d'avril 2000. Il est extrait d'une conférence exposée depuis 1987. © 1987 (Conférence), © 2000 (Article), © 2004 (Site)


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Le but de la lecture rapide est de permettre aux étudiants, aux enseignants, aux dirigeants et à toute personne dont les activités nécessitent de lire de nombreux documents, d’acquérir une motricité physiologique suffisante pour saisir et retenir, avec aisance, les textes à parcourir.

2024/02/29

L'épopée fascinante des Sciences Humaines

Les Sciences Humaines à travers le temps

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Arrangement image : IA avec la participation textuelle de Dany Ollivier
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A l’époque de la Grèce antique, des philosophes grecs, tels que Socrate, Platon et Aristote, spéculèrent sur la place de l’individu dans le monde.

Pendant ce temps, Confucius et ses disciples énoncèrent des principes éthiques et politiques qui influencèrent, fortement, la pensée chinoise.

Par ailleurs, les penseurs arabes préservèrent et développèrent, ouvrant ainsi de nouvelles voies de réflexion, l'héritage grec dans la société islamique.

L’Europe occidentale, du Moyen Âge, relia la philosophie grecque à la théologie chrétienne.

L’aube de la Renaissance expérimenta, à la faveur d’esprits éclairés semblables à Descartes, Hobbes et Locke, un éveil intellectuel.

Le XVIIIe siècle fut le témoin, à travers les travaux de pionniers comme Montesquieu, Rousseau et Voltaire, de l'émergence d’une science sociale.
 
Au XIXe siècle, la sociologie vit le jour avec, pour ne citer qu’eux, Auguste Comte, Émile Durkheim et Max Weber. Simultanément, la psychologie s'affirma, grâce aux travaux de Wilhelm Wundt, Sigmund Freud et William James, en tant que discipline distincte.

Enfin, le XXe siècle fut marqué par l’émergence des courants de pensée suivants : le structuralisme, le fonctionnalisme, le poststructuralisme, le constructivisme, et cetera.

Lors de cette épopée fascinante, les sciences humaines cheminèrent, s'enrichissant des cultures et des traditions diverses, à travers les continents. Des universités européennes aux institutions américaines, des théoriciens aux expérimentateurs, tous contribuèrent à la compréhension de l'humain et de son environnement. Et, ce n’est pas fini !

Dany Ollivier - Autrice


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2023/07/05

Introduction aux Sciences Humaines

De l'anthropologie à la politique

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Arrangement image : Dany Ollivier
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Les sciences humaines analysent les aspects sociaux, culturels et comportementaux des êtres humains. Elles cherchent à explorer les diverses dimensions de l’existence, à examiner comment les individus interagissent entre eux et avec leur environnement. Elles englobent un large éventail de disciplines, telles que :
L'anthropologie ou l’investigation des cultures, des comportements humains et de l'évolution de l'espèce humaine ;
La culture ou l’examen des pratiques éducatives, des identités et des représentations symboliques ;
L'économie ou l’approfondissement des choix, de la production et de la distribution des ressources ;
La géographie ou l’analyse des caractéristiques géographiques et de leur influence sur les activités humaines ;
L'histoire ou l’observation des événements passés, des sociétés et des civilisations ;
La linguistique ou l’étude des langues et du langage humain ;
La sociologie ou l’observation des structures et des dynamiques sociales, des institutions et des groupes sociaux ;
La philosophie ou la réflexion sur des questions fondamentales liées à l'existence, à la connaissance et à la morale ;
La psychologie ou l’introspection des processus mentaux, des comportements individuels et des interactions sociales ;
La politique ou la dissection des systèmes politiques, du pouvoir et de la gouvernance.
Etc.

Ces approches distinctes permettent d’appréhender les défis individuels et collectifs des terriens.

Cependant, les différentes branches de la psychologie seront, au fil du temps, plus particulièrement étudiées : « l’occultisme », la mythologie, la philosophie, la physiologie, la psychologie de la santé, la neuropsychologie, la psychologie et l’éducation, la psychanalyse, la psychologie analytique, la psychologie expérimentale, la psychologie différentielle, la psychologie clinique, la psychologie du développement, le béhaviorisme, la psychologie cognitive, le gestaltisme, la psychologie sociale et/ou collective, la psychologie du travail et des organisations, la psychologie de la personnalité, le développement personnel et/ou la psychologie positive, la psychologie transpersonnelle, et cetera.

Ces disciplines offrent différentes perspectives et domaines d'application de la psychologie. Elles permettent une compréhension approfondie des comportements, des processus mentaux, des motivations inconscientes et des interactions humaines. Elles produisent des prises de conscience personnelles, sociétales, des transformations positives de la personnalité et de l’environnement. Par ailleurs, elles amplifient l’empathie, la tolérance, l’autonomie et l’harmonie intérieure et extérieure.

Dany Ollivier - Autrice


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