2026/05/25

Les ateliers philosophie : un espace pour dialoguer, penser et se comprendre

À la croisée des conversations, du doute et de la découverte de soi, les ateliers de philosophie vous invitent à explorer, sans prérequis ni certitudes, les interrogations humaines. La parole, les réflexions où les idées se confrontent, les différences s’écoutent et la pensée devient, peu à peu, une aventure intérieure

Ateliers philosophie
Représentation image : Les ateliers PHILOSOPHIE de juin à décembre 2026
Arrangement image : IA - Instructions textuelles et photographie Dany Ollivier
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La philosophie...

A l'origine, les penseurs se dénommèrent « les sages » à savoir « ceux qui détiennent la sagesse », puis ils constatèrent la faiblesse de cette possession et d’aucuns, plus sensés que les autres, se firent appeler « les philosophes » ou « les amis de la sagesse ».

L’appel du mystère

Le pas est franchi. Vous avez choisi de pousser la porte d’un atelier de philosophie organisé par le Centre des Savoirs à la Connaissance. Rien, pourtant, ne garantit le confort des certitudes : la salle ne débordera, peut-être, pas d’auditeurs, le thème demeurera inconnu jusqu’aux premiers échanges et les mots, eux-mêmes, viendront, parfois, se substituer à vos opinions. Là, chacun avance avec sa vérité provisoire, fragile, parfois contradictoire. Peu à peu, au fil des interventions, sans jugement ni condamnation, les différences se révèlent. La tolérance s’impose alors, non comme une leçon mais, comme une expérience vécue. Et lorsque vient l’heure de partir, un sentiment inattendu persiste : celui de ne pas en avoir fini avec soi-même. Vous voudriez en savoir plus… sur vous !

Une discipline aux frontières mouvantes

Vous le comprendrez, la philosophie est loin de constituer une unité homogène. À l’image de l’Univers en expansion, elle se déploie dans une multitude d’espaces intellectuels qui échangent avec fluidité ou ne communiquent pas entre eux. Les doctrines se confrontent, les penseurs se répondent ou se contredisent, sans qu’aucune parole ne puisse prétendre clore, définitivement, le débat. Qui détient la vérité sur l’Art, les sentiments, la politique ou la foi ? Depuis des siècles, l’humanité ne cesse de poser ces questions essentielles, tout en sachant qu’elles résistent à toute réponse absolue. C’est dans cet horizon d’incertitude que la philosophie trouve sa vitalité et sa nécessité.

Penser, librement, le monde et soi-même

Avant tout, la philosophie est une activité libre et réflexive qui s’enracine dans l’expérience humaine autant que dans l’Histoire, la technique ou la société. Elle invite, chacun, à interroger le savoir, le bonheur, la beauté, le pouvoir, l’erreur, la mort ou encore l’espérance. Nul besoin, pour cela, de maîtriser les langues anciennes ni d’avoir consacré des années à l’étude universitaire. Les grandes idées philosophiques appartiennent, aussi, à ceux qui osent les approcher avec curiosité et singularité. Elles prennent vie dans les questions ordinaires autant que dans les grands systèmes de pensée.

La philosophie à la portée de tous

Les plus grands penseurs ont, souvent, défendu une philosophie accessible à tous. Platon percevait dans chaque esprit, même celui d’un esclave, une connaissance déjà présente qu’il suffisait de révéler via des échanges de vues. René Descartes, en rédigeant son « Discours de la méthode » en français plutôt qu’en latin, faisait le choix d’être compris au-delà du cercle des savants. Quant à Gottfried Wilhelm Leibniz, il estimait possible d’exposer les lignes essentielles de sa pensée à quiconque acceptait d’y prêter attention. 

Une connaissance intérieure

Une pensée devient féconde lorsqu’elle se laisse, peu à peu, éclairer, débarrassée de ses zones d’ombres. Ce qui semblait extérieur, complexe ou inaccessible finit par rejoindre l’intime. Depuis les doctes grecs, la philosophie poursuit cette ambition singulière : transformer le savoir en une expérience intérieure. Elle ne se contente pas d’expliquer le monde ; elle aide chacun à mieux se comprendre lui-même, dans ses doutes, ses dénégations et ses aspirations les plus profondes.

Dany Ollivier - Autrice

Téléphone : 09 54 04 33 53 - Courriel : danyolliviercsc@free.fr
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Téléphone : 09 54 04 33 53 - Courriel : danyolliviercsc@free.fr

Enseignement de cours où s'insère, naturellement, une thérapie brève et comportementale impliquant plusieurs techniques comme la pédagogie, la psychologie, la psychanalyse, l'Analyse Transactionnelle, le développement personnel, la suggestologie, la relaxation, la sophrologie, les méditations guidées, etc. Il s'adresse à ceux qui se cherchent, souhaitent évoluer, essaient de se connaître et d'aller vers les autres, ressentent un mal-être, reçoivent une clientèle, etc.

2026/04/10

La vision d’un monde courbe

Entre intuition fulgurante et rigueur scientifique, Albert Einstein sut écouter les secrets de l’Univers et transformer notre perception de la lumière, de l’espace et du temps

Albert Einstein
Représentation image : le physicien théoricien allemand Albert Einstein (1879-1955)
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Albert Einstein : une trajectoire singulière

Le physicien théoricien allemand, naturalisé suisse puis américain, Albert Einstein naquit à Ulm, en Allemagne (1879-1955). Rebelle par nature, le jeune Einstein manifestait une curiosité éveillée pour les phénomènes naturels et les lois invisibles qui structurent le monde mais la rigidité du système scolaire l’insupportait. Il quitta l’Allemagne, à l’adolescence, et poursuivit ses études, à l’École polytechnique fédérale de Zurich, en Suisse.

Après l’obtention de son diplôme, il rencontra des difficultés à intégrer le monde étudiant. Il accepta, finalement, un poste d’examinateur à l’Office des brevets de Berne en 1902. Ce travail, apparemment éloigné de la recherche scientifique, lui offrit un cadre propice à la réflexion. C’est dans ce contexte qu’il rédigea, en 1905, plusieurs articles qui transformèrent, radicalement, la physique. Cette année, souvent qualifiée d’« année miraculeuse », marqua un tournant décisif dans sa carrière.

Einstein acquit une reconnaissance internationale. Il obtint des postes universitaires prestigieux et participa, activement, aux débats scientifiques de son époque. En 1933, il s’installa aux États-Unis où il poursuivit ses travaux tout en s’engageant dans des causes politiques et humanitaires. A sa mort, il laissa, derrière lui, une empreinte intellectuelle considérable.

1905, une année lumineuse, pour le docte, et fabuleuse, pour la physique

En 1905, le génie d’Einstein s’exprima de façon éblouissante : il publia un article sur l’effet photoélectrique, dans lequel il mentionnait que la lumière se comportait comme un ensemble de quanta d’énergie. Cette contribution lui valut, en 1921, le prix Nobel de physique. En 1905 également, il développa la théorie de la relativité restreinte qui remit en cause, en affirmant leur caractère relatif, la compréhension officielle d’espace et de temps.

1915 : la relativité générale

En 1915, il publia la théorie de la relativité générale. Ce système décrivait la gravitation, non plus comme une force, mais comme une courbure de l’espace-temps provoquée par la masse et l’énergie. Cette vision novatrice permit d’expliquer des phénomènes, jusque-là incompris, tels que l’avance du périhélie de Mercure et la déviation de la lumière par les corps massifs.

Les observations expérimentales confirmèrent ses prédictions en renforçant sa renommée. Si, par exemple, deux personnes passent un an, l’une en bas et l’autre en haut de notre belle Tour Eiffel ; à la fin de l’année, celle qui se trouve la plus éloignée du centre de la Terre (en hauteur), aura vieilli d’une micro seconde (- 0 000 001 sec/an) de plus que l’autre. Cet effet - majeur - de la dilatation des durées est dû à la relativité générale.

De la cosmologie à la transcendance

Au-delà de ses contributions majeures, Einstein s’intéressa à la mécanique statistique et à la cosmologie. Il ne fut pas religieux mais il écrivit : « L’expérience du mystérieux est la plus belle que l’on puisse faire. C’est l’émotion fondamentale au berceau de l’art vrai et de la vraie science. » et « Un être humain est une partie du tout que nous appelons "Univers" »

Ainsi, Albert Einstein incarna la figure du savant visionnaire ou l’individu n’est pas séparé du cosmos ; il en fait, intimement, partie.

En conclusion

Par la puissance de ses idées et l’originalité de sa démarche, il redéfinit, tout en exprimant des réserves face à certaines interprétations de la mécanique quantique, les fondements de la physique du XXe siècle.

Dany Ollivier - Autrice


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La plupart d’entre nous sommes habitués, depuis l’école, aux mathématiques. A moins de les utiliser dans notre vie socioprofessionnelle, nous nous empressons de les oublier à l’âge adulte. Les calculs, indispensables à la vie quotidienne, ne sont plus professés. Cet enseignement, tout public, remédie à ce manque. Par ailleurs, la logique arithmétique s'amuse des nombres, des lettres, etc. tandis que la logique géométrique joue avec les chiffres, les formes, les distances, les couleurs, etc.

L'astrologie s'appuie sur les mathématiques célestes. C'est une discipline intellectuelle, hautement spirituelle, et un outil, exceptionnel, de connaissance de soi. Elle nous permet d'œuvrer sur nous-mêmes, de discerner la destinée et de préparer, au mieux, l'avenir. Mais, est-elle signifiante ? Pour le savoir, il faut en étudier tous les rouages. Par ailleurs, elle requiert, des aspirants astrologues, de la dignité et de l'intégrité.

2026/03/08

Platon : une figure majeure de la philosophie idéaliste

Platon a marqué la pensée occidentale. Disciple de Socrate, fondateur de l’Académie et auteur de dialogues célèbres, il a développé une réflexion sur le monde des idées

Platon

Représentation image : Le philosophe grec Platon (vers 428-vers 348 avant notre ère)
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Une jeunesse aristocratique à Athènes

Le philosophe grec Platon naquit à Athènes en Grèce (vers 428-vers 348 avant notre ère). Issu d’une famille influente, il reçut une éducation complète. Il fut un disciple du philosophe grec Socrate et fit s'exprimer son maître dans des entretiens où il argumentait sur l'amitié, la vertu, etc.

Une rencontre décisive avec Socrate

Le parcours du jeune Athénien Platon changea, profondément, lorsqu’il devint l’étudiant du docte hellénique dont la méthode de questionnement, fondée sur l’échange verbal et la recherche de la vérité, marqua, durablement, sa pensée. 

Voyages et formation spirituelle

Après la mort de son maître Socrate, lors du procès, où il fut condamné, pour ses idées, à boire la ciguë, en 399 avant notre ère, Platon quitta Athènes pendant plusieurs années. Il voyagea, notamment, en Égypte, en Italie et en Sicile, où il entra en contact avec d’autres traditions intellectuelles. Ces expériences enrichirent sa réflexion et contribuèrent à l’élaboration de son système philosophique.

Ainsi, il distinguait le savoir de l'opinion et les pensées de la véracité du monde sensible ; il distinguait deux niveaux de réalité : le monde sensible (ce que nous percevons) et le monde des Idées (vérités éternelles et parfaites). Conséquemment, il élabora une philosophie idéaliste où s'articulait une théorie de l'être et de la nature ainsi qu’une conception du langage et de la politique.

La fondation de « l’Académie »

De retour à Athènes, il fonda, en 387 avant notre ère, une école philosophique, où l’on étudiait la philosophie, les mathématiques, la politique et les sciences, qu'il nomma « l'Académie » et, dès lors, inaugura une tradition féconde : le platonisme ! 

Cette institution restera active pendant plusieurs siècles. Elle accueillit de nombreux élèves et contribua à structurer l’esprit grec. Parmi eux figurait le futur philosophe Aristote, qui devint l’une des figures majeures de l'entendement occidental.

L’œuvre de Platon

Platon rédigea trente-cinq dialogues et quelques lettres philosophiques avec, dans la plupart des cas, Socrate comme personnage principal :
La République (réflexion sur la justice, la politique et la cité idéale) ;
Le Banquet (réflexion sur l’amour et le désir) ; 
Phédon (discussion sur l’âme et l’immortalité) ;
Apologie de Socrate (récit du discours de défense de Socrate) ;
Les Lois (réflexion sur l’organisation politique) ;
Etc.

En conclusion

Platon comprit qu’en transplantant la partie historique de Socrate, qui n’a rien écrit, dans des conversations manuscrites, il restituait le décor réel du vivant du personnage.

Dany Ollivier - Autrice

Une partie historique, de cet article, a été publié, pour la première fois, dans le bulletin d'information du S.N.R. d'octobre 2001. Il est extrait d'une conférence exposée depuis 1987 © 1987 (Conférence), © 2001 (Article), © 2004 (Site)


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Enseignement de cours où s'insère, naturellement, une thérapie brève et comportementale impliquant plusieurs techniques comme la pédagogie, la psychologie, la psychanalyse, l'Analyse Transactionnelle, le développement personnel, la suggestologie, la relaxation, la sophrologie, les méditations guidées, etc. Il s'adresse à ceux qui se cherchent, souhaitent évoluer, essaient de se connaître et d'aller vers les autres, ressentent un mal-être, reçoivent une clientèle, etc.

2026/01/17

Le concept d’échec chez Abraham Lincoln

L’échec est souvent perçu de manière négative. Dans notre société, il est associé à la défaite, à l’erreur ou à l’incapacité de réussir. Pourtant, les revers font partie intégrante de l’expérience humaine : échouer signifie tenter, agir et se confronter à la réalité. C’est une expérience inévitable…

Abraham Lincoln
Représentation image : l’homme d’Etat américain Abraham Lincoln (1809-1865)
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Abraham Lincoln : une enfance marquée par la pauvreté et un accès restreint à l’instruction

L’homme d’Etat américain Abraham Lincoln naquit aux Etats-Unis (1809-1865). Il grandit dans une Amérique rurale marquée par la pauvreté. Son enfance fut marquée par des privations, un accès restreint à l'instruction et des travaux manuels pénibles. Autodidacte, il se forme seul en lisant la Bible, Shakespeare et des ouvrages de droit posant, ainsi, les bases de son avenir intellectuel.

Un parcours semé d’échecs, de revers et de tourments personnels

Avant d’entrer en politique, Lincoln exerça divers métiers — bûcheron, batelier, commerçant — puis devint avocat. Son parcours fut semé d’embûches : défaites électorales, oppositions virulentes, revers professionnels et épisodes de profonde dépression jalonnèrent son ascension. Rien ne laissait, alors, présager qu’il deviendrait l’un des présidents les plus marquants de l’histoire américaine.

De la présidence à la guerre de Sécession : une épreuve décisive

Élu, en 1861, seizième président des États-Unis, il affronta l’épreuve majeure de la guerre de Sécession, un conflit long et meurtrier. Malgré les divisions et les difficultés, son mandat aboutit à un tournant historique : l’adoption du treizième amendement abolissant, définitivement, l’esclavage. Lincoln fut assassiné, le 14 avril 1865, par John Wilkes Booth, un sympathisant des Etats confédérés (Sud) quelques mois après la fin du conflit.

L’échec comme moteur de progrès et de lucidité

« Ce que je veux savoir avant tout, ce n'est pas si vous avez échoué, mais si vous avez su accepter votre échec. », assurait Abraham Lincoln.

Cette allégation éclaire sa vision : l’échec est une étape. Il ne s’agit pas de le nier ou de le craindre, mais de l’accueillir avec lucidité, humilité et persévérance, afin d’en tirer des enseignements pour progresser. Lincoln incarne l’idée que la grandeur ne naît pas de l’absence de revers mais de la manière d’y faire face. Ce n’est pas tomber qui définit un être humain, mais la façon dont il se relève. En définitive, les désillusions sont des expériences essentielles qui participent à la construction d'une personne.

Ses défaites politiques n’ont, jamais, entamé ses convictions ; au contraire, elles ont forgé un dirigeant plus puissant et plus réfléchi. Durant la guerre civile, il reconnaît ses erreurs stratégiques et ajuste ses décisions ; une capacité d’adaptation déterminante pour devenir un leader. C’est cette aptitude qui a contribué à la victoire de l’Union et à l’abolition de l’esclavage.

Accepté, l’échec devient une force ; refusé, il se transforme en blocage. Reste alors une question essentielle : une vie sans échec serait-elle, réellement, réussie ? À l’inverse, des insuccès répétés peuvent, aussi, fragiliser l’individu, nourrir le doute et éroder la confiance en soi lorsqu’ils ne sont ni compris, ni surmontés.

Dany Ollivier - Autrice

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